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UNE ÉCONOMIE DIVERSIFIÉE ET EN PLEINE CROISSANCE

L’économie de la Réunion se développe de plus en plus, mais les aléas climatiques viennent parfois perturber ces développements, comme le cyclone dina en 2002 Les chiffres Clés : Superficie : 2 512 Kilomètre carré

Habitants : 706 300 au recensement de 99 (croissance annuelle +1.7%)

Pyramide des âges :50% de la population à moins de 30 ans Tissu urbain : 8 villes de plus de 30.000 habitants

La Réunion bénéficie d’un tissu urbain développé avec 8 villes de plus de 30.000 habitants : Saint-Denis, le chef-lieu (131.557 habitants), Saint-Paul (87.712 habitants), Saint-Pierre (68.915 habitants), Le Tampon (60.323 habitants), Saint-Louis (43 500 hab.), Saint-André (43 000 Hab), Saint-Benoît (31 560 hab) Saint-Joseph (30 293 hab) (Recensement de la population de mars 1999).

Taux d’urbanisation (nombre d’habitants vivant dans une ville de plus de 2.000 habitants pour 100 habitants) : 98,2% (75% en métropole).

PIB : < 50% à la moyenne Européenne, mais en forte croissance

Enseignement : 532 écoles (maternelles, primaires) 118 établissements (76 collèges et 42 lycées+ 2 lycées agricoles :BEPA à BTSA)

Université : lettre/sciences/économie (2001 14 769 étudiants)

Géographie : Située dans l’océan Indien, à 800 km à l’est de Madagascar, l’île de La Réunion, au climat tropical, constitue, avec les îles Maurice et Rodrigues, l’archipel des Mascareignes.

Son environnement, sa forêt tropicale, ses massifs volcaniques et ses plantations de canne à sucre en font une île haute en couleurs.

Les visiteurs ne s’y trompent pas : le tourisme y est en forte expansion depuis plusieurs années. L’île possède de nombreux atouts, comme la multiplicité ethnique de sa population (son histoire est un brassage permanent de peuples), sa faune et sa flore (cocotiers, vanilliers, manguiers, mais également des plantes à parfum comme le vétyver) ou sa situation de pivot au sud-ouest de l’océan Indien.

Française depuis 1638, La Réunion devient département français en 1946.

D’une superficie totale de 2512 kilomètres carrés, l’île est bordée par 210 kilomètres de côtes, pour l’essentiel inhospitalières, si ce n’est les 25 kilomètres de plage de sable blanc corallien et 14 km de sable noir, situées à l’Ouest. Elle n’offre pratiquement pas d’abri naturel pour la navigation, hormis la baie de Saint-Paul. Elle est constituée de deux ensembles volcaniques. Dans la partie Nord-Ouest, le Piton des Neiges (3 069 mètres) domine les trois cirques de Cilaos, Salazie et Mafate qui l’enserrent. Ce dernier, où vivent 700 habitants, est inaccessible en voiture. Ils sont le résultat de l’effondrement et de l’érosion des flancs de l’ancien volcan. Au sud-est, le Piton de la Fournaise (2 631m) est un volcan actif, de type hawaïen. Il s’agit d’un volcan particulièrement actif, qui entre en éruption environ trois fois par an, ce qui constitue toujours un spectacle apprécié des Réunionnais. La Plaine des Cafres et la Plaine des Palmistes, qui se rejoignent au col de Bellevue, assurent la liaison entre les deux massifs du Piton des Neiges et du Piton de la Fournaise.

La configuration de l’île, soumis à des pluies très abondantes pendant la saison humide du climat tropical (entre 2.600 et 4.000mm dans l’Est de novembre à avril), a abouti à la formation d’innombrables "ravines" ou "rivières", qui descendent des sommets en alternant gorges abruptes et secteurs plus calmes, encombrés de rochers et parfois agrémentés de cascades et de "bassins". L’érosion à la Réunion est une des plus fortes constatées dans le monde, elle est irréversible et structure les paysages et le relief typique de l’île. La côte orientale de l’île, dite "côte au vent", très arrosée, où plusieurs rivières, comme celles du Mât, des Marsouins, de l’Est, sont pérennes, contraste avec la côte occidentale, "sous le vent", aux terres arides. La végétation de La Réunion, qui compte de nombreuses espèces endémiques, varie en fonction de l’altitude et du climat : forêt tropicale ou savane sèche, plantations de canne à sucre ou d’arbres fruitiers. Si la forêt abrite d’extraordinaires fougères arborescentes, elle est également riche en oiseaux multicolores.

Climat : Le climat de La Réunion, de type tropical, est marqué par l’influence des vents alizés.

Celui-ci change de manière importante selon les lieux et le relief. La moyenne des températures est de 20°C sur le littoral, et de 14°C dans les plaines intérieures. Il est à noter que des gelées nocturnes se produisent sur les hauteurs au dessus de 2.000 m. La saison des cyclones dure de décembre à avril.

Population : La population de La Réunion, avec 706.300 habitants (résultats du recensement de mars 1999), avec une densité de 282 habitants/km², est la plus importante de tout l’outre-mer.

Trois siècles et demi d’histoire ont transformé l’île déserte. Arrivés au fil du temps de tous les horizons, les Réunionnais ont constitué une société métissée, au sein duquel six groupes ethniques peuvent néanmoins être distingués :

La population d’origine africaine et malgache, appelée communément cafre, pour l’essentiel issue de la période esclavagiste trouve ses origines au Mozambique, en Guinée et au Sénégal. Elle est très fortement métissée avec la souche européenne et s’élève à 35% du total. La population blanche, d’origine européenne représente 25% de l’ensemble. Il convient d’y ajouter environ 5% de métropolitains (les "zoreils") vivant sur l’île. La population d’origine indienne et de religion hindouiste, les "Malabars", est constituée des descendants des travailleurs "engagés" arrivés, de 1848 à 1882, par dizaines de milliers de la côte orientale de l’Inde (Coromandel) et de la côte de Malabar. Elle représente 25% des habitants actuels. Les Chinois, ayant quitté sensiblement à la même époque la région de Canton, se sont dispersés dans tout l’océan Indien. Ils sont estimés aujourd’hui à 4% du total des Réunionnais. Les Indo-musulmans du Gujerat (Nord de Bombay), venus plus tardivement, à la fin du XIXème et au début du XXème siècle, ont également fait souche. Leurs descendants, les "Zarabs", constituent environ 3% de la population. Les originaires de Mayotte et des Comores, mais aussi les descendants des engagés d’autres contrées du pourtour de l’océan indien, que l’on est allé chercher au siècle dernier, complètent cette palette humaine. La Réunion bénéficie d’un tissu urbain développé avec 8 villes de plus de 30.000 habitants : Saint-Denis, le chef-lieu (131.557 habitants), Saint-Paul (87.712 habitants), Saint-Pierre (68.915 habitants), Le Tampon (60.323 habitants), Saint-Louis (43 500 hab.), Saint-André (43 000 Hab), Saint-Benoît (31 560 hab) et Saint-Joseph (30 293 hab) (Recensement de la population de mars 1999). Taux d’urbanisation (nombre d’habitants vivant dans une ville de plus de 2.000 habitants pour 100 habitants) : 98,2% (75% en métropole).

La publication du recensement de 1999 montre que la démographie réunionnaise est en hausse de 1,72 % par an depuis 1990. La croissance est due au flux migratoire (solde négatif sur la région Nord et en développement très net sur la région sud et ouest) mais surtout à l’accroissement naturel (excédent des naissances sur les décès) : le taux de natalité atteint 20‰ (le taux de natalité s’établit autour de 13 ‰ en métropole) alors que le taux de mortalité s’établit à 5‰. Si ce rythme se maintient, la Réunion pourrait compter entre 900 000 et un million d’habitants en 2025.

Les chiffres soulignent un vieillissement certain de la population (51 400 plus de 60 ans en 1990, 70 700 en 1999). Parallèlement le nombre des moins de 20 ans a diminué pour atteindre 36 % de la population contre 40 % en 1990.

Le nombre des jeunes adultes (20 à 29 ans) est descendu depuis 1990 à 15 % de la population, alors que les 30-39 ans deviennent la tranche d’âge la plus nombreuse (17%). L’un des facteurs prépondérants du vieillissement est sans conteste l’augmentation de la longévité. L’espérance de vie atteint 70,4 ans pour les hommes et 78,6 ans pour les femmes, ce qui représente un accroissement de 10 mois depuis 1990.

Histoire : Découverte au début du XVIème siècle par les Portugais, l’île est encore inhabitée au moment de sa prise de possession au nom du roi de France en 1642.

Dénommée "Bourbon", son histoire se confond alors avec celle de la Compagnie des Indes Orientales. Celle-ci se charge de la mettre en valeur en privilégiant une culture d’exportation, le café, et en utilisant surtout une main d’œuvre d’esclaves en provenance d’Afrique ou de Madagascar.

Passée sous administration directe de la couronne en 1767, elle est baptisée "Réunion" par la Convention en 1793. Placée sous domination anglaise de 1810 à 1815, l’île connaît ensuite un demi-siècle de prospérité grâce à l’introduction par ses occupants de la culture de la canne à sucre.

A partir de 1865, l’effondrement du cours du sucre va mettre à mal cette situation florissante. Malgré la construction d’une ligne de chemin de fer en 1882 et le creusement d’un port à la Pointe des Galets en 1886, la Réunion connaîtra une longue période de marasme et traversera deux dures épreuves. La Première guerre mondiale, qui fera près de 3 000 morts, sera suivie d’une effroyable épidémie de grippe espagnole causant entre 5 et 10 000 morts avant que ne s’amorce, dans les années 20, un redressement sensible, vite interrompu par le déclenchement de la Seconde guerre mondiale. La Réunion subira un dur blocus durant celle-ci et son ralliement à la France libre en novembre 1942 ne mettra fin que partiellement à cette épreuve. Votée à l’unanimité par l’assemblée constituante, la loi du 19 mars 1946 transforme les quatre vieilles colonies, dont la Réunion, en départements français. Toutefois, les pesanteurs administratives et l’état de délabrement de l’économie sont tels qu’il faudra attendre le début des années 60 pour qu’une véritable politique de développement soit mise en oeuvre. Elu député de la première circonscription en 1963, l’ancien Premier Ministre Michel Debré engage alors la Réunion dans un processus volontariste de développement et d’assimilation avec la métropole.

Institutions : La Réunion, département français, est placée sous l’autorité d’un préfet nommé par le Gouvernement.

L’île, devenue département français depuis la loi du 19 mars 1946, est dotée d’un conseil régional et d’un conseil général. Tous les textes nationaux y sont applicables. Seules certaines adaptations ont été prévues par la loi. La Réunion comprend 24 communes et 47 cantons. Elle est représentée par 5 députés et 3 sénateurs au Parlement et par un conseiller au Conseil Economique et Social.

La préfecture est située à Saint-Denis et 3 sous-préfectures à Saint-Pierre, Saint-Paul et Saint-Benoît. En tant que département français d’outre-mer, La Réunion fait partie de l’Union Européenne au sein de laquelle elle constitue une région ultra-périphérique ; à ce titre, elle bénéficie de "mesures spécifiques" qui adaptent le droit communautaire en tenant compte des caractéristiques et contraintes particulières de ces régions.

Les données Economiques : Si la filière canne-sucre-rhum-bagasse demeure toujours aujourd’hui une activité essentielle, les activités de diversification connaissent désormais une croissance continue. En effet, le secteur des services prend une importance croissante, près des trois quarts de la population active travaillent désormais dans le tertiaire, notamment dans les services et le commerce.

Les activités de diversification qui ont émergé ces dernières années dans le secteur agricole concernent la production légumière et fruitière, les cultures secondaires d’exportation (géranium, vanille, tabac…), la filière viande-lait.

Au plan industriel, l’essor a surtout bénéficié aux industries agroalimentaires et à la construction. Les activités dans ces secteurs bénéficient d’atouts incontestables : l’importance du marché intérieur, des soutiens publics importants dans le logement et, par le biais de programmes structurels, dans les travaux publics (routes, infrastructures…), une protection des productions locales contre la concurrence (octroi de mer). Le tourisme est en nette progression (un tourisme haut de gamme dans l’Ouest, un tourisme de découverte dans les Hauts, un tourisme populaire de clientèle locale). Enfin le secteur du haut tertiaire, notamment la vente de services au travers du développement des formations, l’ingénierie et les bureaux d’études, offre de fortes potentialités liées aux besoins de l’économie générale de la zone.

Le PIB a connu au cours des dernières décennies une très forte croissance qui s’est accentuée après 1986 du fait de la défiscalisation. Après une période plus récente, marquée par un certain ralentissement, elle reste encore importante. Le produit intérieur brut a augmenté de 39,6% en valeur. Néanmoins le PIB par habitant reste encore à un niveau deux fois inférieur à son niveau moyen européen. Conséquence de ce dynamisme, le marché de l’emploi a, au cours de la dernière décennie connu un essor important : entre 1990 et 2000, sa croissance annuelle s’est située au niveau de 2,5% se traduisant par la création de 30 000 emplois nets. Cette évolution globale s’est accompagnée aussi de transferts d’effectifs profitant aux branches les plus porteuses du tertiaire et dans une moindre mesure de l’industrie. Toutefois ces créations ne permettent pas d’absorber le flux des demandeurs d’emploi. Les concours financiers publics sont le véritable moteur de l’économie de l’Ile : les dépenses annuelles des administrations publiques atteignent environ 27 milliards de francs alors que les ressources fiscales et sociales s’élèvent à moins de 44 milliards. Le solde des opérations courantes et en capitale des administrations dans la Région représente un déficit de 16 milliards de francs. Les interventions prioritaires de l’Etat en investissements, recensés dans le contrat de plan 2000-2006, portent sur près de 4,6 milliards de francs, dont 2 milliards à la charge de l’Etat.

La Réunion est classée par l’Europe dans la catégorie des régions en retard de développement et bénéficie à ce titre d’un programme opérationnel de développement d’objectif N°1 (PDR III).

Enseignement : La scolarité est la même qu’en métropole, sauf pour le calendrier scolaire qui comporte des vacances pour l’été austral (décembre à février) et d’autres à la fin de l’année scolaire (début août à début septembre).

En 2001, l’enseignement préélémentaire et primaire regroupait 122.054 élèves répartis dans 532 écoles. L’enseignement secondaire compte 98 848 élèves répartis dans 118 établissements (76 collèges, 42 lycées). Il existe également deux lycées d’enseignement agricole qui permettent de préparer un BEPA (brevet d’enseignement professionnel agricole) d’exploitation, (spécialité : production option horticulture) et un BTA (brevet de technicien agricole) dans la même filière ainsi qu’un BTSA (brevet de technicien supérieur agricole).

En 2001, l’Université de La Réunion comptait 14 769 étudiants répartis au sein de 3 UFR ( unité de formation et de recherche) : Droit, Science Economiques et Politiques (niveau Doctorat, DESS ainsi que la préparation aux concours d’entrée à l’école nationale de la magistrature et au centre de formation professionnelle d’avocats), Sciences (niveau maîtrise ou Doctorat selon les formations). Par ailleurs il est également possible aux étudiants de suivre une préparation au concours permettant l’accès en 2ème année d’études médicales ou dentaires. Lettres et Sciences Humaines, (niveau licence, maîtrise ou Doctorat selon les formations) Enfin, un Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) a été ouvert en 1992.

Santé : L’équipement sanitaire de La Réunion est comparable à celui de la métropole. En 2001, il dispose de 18 établissements hospitaliers répartis sur l’ensemble de l’île et représentant une capacité d’accueil de 2.699 lits. Toutes les communes sont dotées d’un dispensaire comprenant une unité de protection maternelle et infantile. Aucune maladie tropicale majeure n’est signalée à La Réunion. Aucune vaccination spécifique n’est exigée.

Social : La sécurité sociale s’applique comme en métropole en matière d’assurance maladie, d’accidents du travail et d’assurance vieillesse. La couverture sociale est la même que dans un département métropolitain.

Les allocations familiales sont alignées sur le niveau métropolitain. Les prestations sociales telles que l’allocation pour jeune enfant et l’allocation parentale d’éducation ont été également alignées ou étendues dans les mêmes conditions qu’en métropole. Cependant, des mesures spécifiques subsistent : l’allocation familiale au premier enfant au-delà de 3 ans ; le complément familial de 3 à 5 ans ; la prestation spécifique de restauration scolaire. L’aide sociale (à la famille, aux personnes âgées) est active et en grande partie décentralisée. Le taux du SMIC est aligné sur celui de la métropole, ainsi que le Revenu Minimum d’Insertion (RMI). Depuis 1995, un établissement public, l’agence d’insertion, est chargée de piloter le dispositif d’insertion et de définir le programme départemental d’insertion et le programme de tâches d’utilité sociale. Environnement

La Réunion bénéficie d’un environnement exceptionnel. L’île de la Réunion bénéficie de sites d’une qualité environnementale et paysagère exceptionnelle. Comme la Guyane, elle possède une faune et une flore très riche, parfois uniques. Il existe un réseau de réserves biologiques domaniales important (7.000 ha) sur les espaces forestiers des Hauts pour lesquels un projet de parc national est actuellement à l’étude, auquel s’ajoutent sur le littoral des acquisitions importantes du conservatoire du littoral (Etang du Gol, Bois Blanc, Anse des Cascades, etc...) et la réserve naturelle de Saint-Philippe-Mare Longue (68 ha). Les projets en cours devraient conduire à terme à l’extension de cette dernière et à la création de nouvelles réserves naturelles sur l’étang du Gol, la forêt de la Rivière des Remparts, l’étang de Saint-Paul et sur les lagons et leurs récifs coralliens. La mise en place d’un parc maritime sur le secteur des lagons fait l’objet aujourd’hui d’une réflexion approfondie. Il en est de même pour le secteur des volcans pour lequel on réfléchit à la mise en place d’une protection forte, dans le cadre d’un autre projet de parc, destiné à assurer la protection et la mise en valeur des Hauts.

En matière de recherche scientifique, La Réunion bénéficie de la présence de nombreux organismes, avec, en particulier, le laboratoire volcanologique du Piton de la Fournaise, le centre météorologique de Saint-Denis (4ème centre du réseau de l’Organisation Mondiale de la Météorologie et, chargé à ce titre, d’assurer le suivi cyclonique pour l’ensemble de l’océan Indien), l’ORSTOM (notamment pour la surveillance de l’environnement par télédétection satellitaire dans le cadre du programme européen "Earthnet"), l’université de la Réunion (dans les domaines des sciences de la terre, de la biologie et de la physiologie végétales et écologie marine) et le conservatoire botanique des Mascarins.

Vie Culturelle : Apport original au sein de la diversité culturelle de la France, la culture réunionnaise constitue à elle seule une mosaïque. Riches d’apports issus d’Europe, d’Afrique, de Madagascar et d’Asie, les Réunionnais ont, en plus de trois siècles de vie commune, forgé une culture créole vivante, et qui, depuis une quinzaine d’années, s’ouvre progressivement sur le monde.

La vie culturelle est caractérisée par un grand dynamisme de l’ensemble des secteurs d’expression artistique, notamment de la musique et des arts plastiques. Des créateurs réunionnais commencent à trouver reconnaissance et audience au-delà de l’île : pour la musique : Daniel Waro, Gramoune Lélé, Ti-Fock, Ziskakan pour les arts plastiques : Gilbert Calin, Jack Beng-Thi, William Zitte pour la littérature : Boris Gamaleya (poète), Axel Gauvin (romancier), Jean-François Sam-Long (romancier). Cette créativité bénéficie du soutien financier constant de l’Etat et des collectivités locales, mais surtout d’une prise de conscience collective de la richesse et de l’originalité du patrimoine culturel dont le métissage est le fondement et dont l’enrichissement passe par l’approfondissement des échanges interculturels, en particulier au sein de la zone Océan Indien.

Les politiques culturelles : Contrairement à la métropole où les communes sont les principaux financeurs publics de la culture, à la Réunion le Département et la Région constituent les premiers opérateurs du secteur culturel (60 MF pour le Département, 70 MF pour la Région).

Une politique concertée est menée par l’Etat (20 MF) et les deux principales collectivités sur des objectifs prioritaires communs, qui sont : l’aménagement équilibré du territoire. Un effort considérable a été fait en matière d’équipements "lourds" : 4 musées, 21 bibliothèques municipales (plus quatre en cours de réalisation), 1 école des Beaux-Arts, 1 conservatoire national de Région, plusieurs salles de spectacles. Dans le cadre du XI° Plan, l’effort portera sur la réduction des déséquilibres géographiques par la délocalisation d’activités, d’équipements et de compétences et sur la décentralisation de l’offre culturelle par le soutien aux équipements municipaux. Le contrat de Plan, les contrats de ville et les conventions culturelles avec les communes visent à favoriser un transfert progressif des responsabilités en matière culturelle aux communes. la préservation de l’identité. Elle implique une protection nécessaire et concertée du patrimoine historique, ethnologique, linguistique (importance du fait créole, longtemps nié ou refoulé) et artistique de la Réunion. la restructuration économique du secteur culturel. Elle passe par la professionnalisation des acteurs culturels existants et la création d’emplois nouveaux que réclament l’aménagement plus équilibré du territoire et l’ouverture de secteurs nouveaux tels le cinéma d’animation, les chantiers patrimoniaux ou le tourisme culturel. La place de la culture dans les programmes et stratégies de développement social et de lutte contre l’exclusion, en particulier ceux qui concernent le milieu rural, les quartiers défavorisés, la population carcérale… Les multiples témoins architecturaux de l’époque coloniale, les vestiges de la Compagnie des Indes et tous les musées ouverts sur l’île font de La Réunion une halte culturelle d’un intérêt certain. Parmi ces musées, on ne manquera surtout pas le musée Léon DIERX (constitué autour de la collection impressionniste d’Ambroise VOLLARD), le musée agricole et industriel, premier "grand projet culturel" dans un département d’outre-mer, inauguré en 1990 dans une ancienne usine sucrière de Saint-Leu, ni la Maison du Volcan, au Tampon.

Enfin, le Fonds régional d’art contemporain (FRAC), à Saint-Paul et la Maison de la communication, à Saint-Denis, sont à ne pas manquer.

Dessertes aériennes et maritimes : La Réunion est reliée par air à la métropole à raison de plusieurs vols par jour.

Principales compagnies aériennes utilisant l’aéroport de Roland Garros-Gillot, à 14.000 km² de Saint-Denis : Air France, Corsair, Air Austral, depuis Juillet 2003 Air Bourbon depuis le 28 mai 2003, compagnie à capitaux privés de l’île

Par ailleurs, d’importantes liaisons maritimes par cargos sont assurées de façon régulière entre La Réunion et l’Europe, Madagascar, l’Afrique du Sud, l’Extrême-Orient et le Japon. En outre, La Réunion possède deux ports de plaisance, Saint-Gilles-les-Bains et Saint-Pierre, un projet est également planifié sur Saint Denis avec la construction d’une infrastructure de plage artificielle. Principales compagnies maritimes : Consortium, Capricorne.

Médias : La presse écrite à La Réunion se caractérise par sa vitalité et sa diversité : deux quotidiens de sensibilités politiques différentes, plusieurs hebdomadaires, des périodiques et des lettres d’information, auxquels s’ajoutent les journaux et magazines édités en métropole. Le service public de la radio télévision est assuré par RFO (Réseau France Outre-mer) société nationale de radio télévision pour l’outre-mer retransmet des programmes de France Télévision et diffuse un programme régional. Les programmes radio de RFO sont constitués d’émissions reprises de Radio France.

RFO partage le marché de la télévision avec une chaîne privée « Antenne Réunion » et, depuis fin 1998, la télévision par satellite ainsi que le câble sont accessibles assurant ainsi une offre de programmes comparable à celle de la métropole. Les programmes radio de RFO sont constitués d’émissions reprises de Radio France.

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La Réunion veut conquérir de nouveaux marchés (UNE ÉCONOMIE DIVERSIFIÉE ET EN PLEINE CROISSANCE)

lundi 3 novembre 2008 par DCF RÉUNION

Malgré un contexte économique paradoxal marqué par de réels atouts mais aussi des handicaps structurels, La Réunion (département français de l’océan Indien et région ultra-périphérique de l’Union européenne) affirme sa volonté d’entreprendre et de produire. Une dynamique qui ne pourra pleinement s’exprimer qu’à travers la conquête de nouveaux marchés.



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