
De passations de président en président, l’aventure des DCF Réunion se poursuit.
Créée à l’origine par Michel NOVA l’association des DCF Réunion a connu en 1995 ses années de gloire avec l’organisation d’un post congrès à la Réunion qui a rassemblé plus de 150 Membres DCF et leurs conjoints.
Depuis, l’association s’est recomposée avec une équipe plus jeune, mais qui compte encore sur la mémoire des plus anciens pour essayer de relever un nouveau challenge organiser en 2024 un congrès à la Réunion.
UTOPIE peut-être mais n’est ce pas des rêves les plus fous que naissent les plus belles aventures.

Président Régional DCF Réunion : Christophe OLIVIER : 0692 03 04 03
christophe.olivier@dcf-reunion.fr - 3CoSS,
Président DCF Réunion Association Nord : Franck PARRES : 0692 404 888
franck.parres@dcf-reunion.fr - TSR /TELECOUTE,
Président DCF Réunion Association Sud : Alain VIGNES : 0692 68 25 17
alain.vignes@dcf-reunion.fr - FLP,
Académie de la Réunion ac-reunion.fr


Au fil du temps, nous intègrerons dans cette rubrique des articles, pour mieux connaître notre île. Evidemment, les membres DCF seront toujours là, pour vous accueillir lors de votre venue, vous rencontrer et également vous conseiller selon les objectifs de votre visite.
Vaste commune agricole, industrielle et maritime, Saint Pierre, capitale du Sud, n’a cessé de se développer au cours des dernières décennies. Son nom malgache signifie d’ailleurs « pays des vivres ». Son nouveau port, récemment inauguré, est totalement à la vie de la cité. Son aéroport de Pierrefonds est une porte ouverte sur l’océan Indien.
Saint Pierre déroule ses 9000 hectares, peuplés de ses 70 000 habitants (1999) entre les rivières Saint-Etienne et de l’Anse. Considérée depuis toujours comme la capitale du Sud, Saint-Pierre possède une très large façade maritime et un vaste arrière-pays entièrement cultivable. Dès l’origine, fin XVII°, début XVIII° siècle, l’agriculture y fut à l’honneur, avec le café Bourbon notamment. Les facilités de création d’une « marine » dans l’estuaire de la rivière d’Abord firent ensuite de la région un pays d’exportation vers l’océan Indien et l’Europe. Terre d’entrepreneurs audacieux, Saint-Pierre, dès le début, s’est voulue industrielle. Les usines et manufactures ont essaimé leurs productions à travers toute l’île et bien au-delà. Aujourd’hui, avec le nouveau port et l’aéroport de pierrefonds, St Pierre s’ouvre encore plus vers l’extérieur, qu’il s’agisse de commerce, de pêche, de tourisme, ou de sports nautiques. Les touristes, entre restaurants, casinos, cafés, boîtes de nuit, pianos-bars, hôtels et accueil chez les particuliers, n’ont vraiment que l’embarras du choix. Malgré ce modernisme, la douceur de vivre saint-pierroise est reconnue… et recherchée.

Cilaos a été peuplée de façon systématique assez tard dans l’histoire du pays. Avant 1848, le cirque était le refuge des « Noirs marrons ». Après l’abolition de l’esclavage, les « petits Blancs » désargentés s’exilèrent dans les hauts, notamment à Cilaos où la coexistence fut plus que pacifique avec les anciens esclaves. Jaillis des entrailles du Piton des Neiges il y a des dizaines de milliers d’années, les remparts de Cilaos offrent un terrain idéal pour l’escalade ou la randonnée qui permet de mieux découvrir. Cilaos est aujourd’hui une station touristique en plein développement.
D’une superficie 8439 ha et avec ses 6113 habitants (1999), orienté plein sud, le cirque de Cilaos est à une heure de St Louis, au bout d’une route impressionnante avec ses 500 virages côtoyant en permanence les à-pic les plus vertigineux, le long de hautes falaises où nichent papangues (rapaces diurnes endémiques), pétrels-en-Barau et paille-en-queue. De pittoresques petits villages parsèment le trajet, Ilet-Furcy, Petit-Serré, Peterboth, Palmiste-Rouge. Situé sur un vaste plateau, le village de Cilaos est le centre naturel du cirque. Les centres d’intérêt ne manquent pas avec les villages éloignés comme Ilet-à-Cordes ou le Bras-Sec. Cilaos, ce sont bien sûr les thermes aux vertus curatives incontestables, une eau minérale pétillante de qualité, des lentilles renommées, un vin blanc moelleux et une gastronomie authentique de haut de gamme. Et puis… Cilaos, c’est une douceur de vivre qui n’a d’égale que la gentillesse proverbiale de ses habitants.

Entre le plaisir des yeux, les arômes subtils qui caressent l’odorat et que l’on retrouve jusque dans l’assiette pour le plaisir des papilles gustatives, la route des épices mérite bien son nom de parcours gourmand… De la Petite- Ile, capitale de l’ail, condiment indispensable dans tout cari créole qui se respecte, au curcuma (safran pays) de la Plaine des Grègues, autre élément de base de la cuisine réunionnaise, en passant par la vanille de Saint- Philippe, les escales sont nombreuses et ces épices se retrouvent souvent dans votre assiette, pour une pause gourmette. Et si vous voulez en savoir plus, arrêtez vous à la maison du Curcuma, nichée dans un écrin de verdure dans les hauteurs de Saint-Joseph… N’hésitez surtout pas à poursuivre votre route vers Saint- Philippe, avec ses maisons noyées dans la verdure, ses longues pentes qui descendent du volcan pour venir se jeter dans la mer. Saint- Philippe avec ses forêts humides, qui recèlent mille parfums, mille arômes… La cardamone, cachée dans les sous-bois, la cannelle, aux feuilles d’un vert tendre, et le girofle… Dans la forêt de Mare longue avec ses bois de couleurs, ou dans les allées du Jardin des Parfums et des Epices, l’occasion est belle de terminer la découverte dans le calme et la sérénité après avoir apprécié ces saveurs à table…
Le plus grand des spectacles de la Réunion se trouve dans le Grand Sud : Le volcan. A pied par les chemins, un parcours à travers le Grand Sud relève d’une initiation à la nature réunionnaise, dont la Fournaise constitue l’attraction majeure. Le plus grand des spectacles de la Réunion se trouve en effet dans le Grand Sud. En abolissant les distances, la voiture a fait oublier cette vérité : la Fournaise rayonne sur la région sudiste qui se déploie sur ses flancs. C’est pourtant ce que montrent toutes les cartes. Et dans cette configuration, le cirque de Cilaos, son voisin éteint le plus proche, apparaît comme un grand frère assagi veillant sur son cadet. Pour toucher du pied cette Réunion du terroir, le premier chemin à suivre remonte le Bras de Cilaos. C’est celui des porteurs, qui conduisait autrefois, avant la construction de la route, de la Rivière Saint-Louis jusqu’à Cilaos. Le sentier « lontan », sur lequel celles et ceux qui en avaient les moyens financiers se faisaient transporter en chaise à porteurs ! Aujourd’hui sur la RN 5, le hameau du Pavillon était le point de départ et d’arrivée des expéditions.
La marche emprunte l’ancien chemin des chaises à porteurs pour rejoindre Cilaos C’est à environ un kilomètre et demi du Pavillon, en remontant la route nationale, au lieu- dit Burel, que vous trouverez le chemin de l’Ilet à Cordes. Il descend modérément vers le Bras de Cilaos qu’on traverse à gué. La remontée, sur l’autre versant, est beaucoup plus escarpée pour atteindre Parc à Dennemont où quelques cases sont dispersées. On suit le chemin du repoussoir. La vue est impressionnante au fur et à mesure qu’on s’élève à travers le couvert végétal vers l’Ilet Bois-de-Nèfles, puis l’Ilet à Cordes. En rejoignant l’Ilet à Cordes, la végétation se raréfie avec l’altitude et, au final, il ne reste plus que des filaos éparpillés. Le spectacle est magnifique : on voit le village de Cilaos sur l’autre versant du cirque. La seconde phase du trajet consiste à descendre le flanc du cirque jusqu’au Bras Rouge. Celui franchi, on remonte vers Cilaos en longeant la ravine Henri Dijoux. Le sentier alterne passages ombragés et découverts en suivant la paroi. On traverse les petits cours d’eau, descendant de la montagne, alimentant le Bras Rouge. Magie verte de la montagne, de la forêt primaire et des plaines cultivées. L’entrée du chemin est sur la route de Bras Sec, à la hauteur d’un parking, à environ un kilomètre des premières maisons du village. C’est dans l’ombre de hauts feuillus que débute doucement l’expédition. Une fois passé ce bois la végétation se diversifie et s’amenuise au fur et à mesure que la pente s’accentue. C’est logiquement le chemin du Piton des Neiges, un classique de la randonnée réunionnaise. Mais l’on peut aussi rejoindre la plaine des Cafres, la vue est certainement l’une des plus extraordinaires et des plus variées de la Réunion : dans un tour complet elle embrasse le cirque de Cilaos, le Piton des Neiges, le cirque de Salazie, la forêt de Bébour et la plaine des Cafres ! La forêt d’altitude de Bébour, forêt primaire humide au sol couvert de fougères, magie verte restée intacte de toute influence humaine. Au côteau Maigre, vous serez à quelques 1 900 mètres d’altitude.
Merveille singulière de la nature réunionnaise, la Plaine des Sables à l’aspect d’un sol lunaire. Bourg-Murat permet de rayonner sur la Plaine des Cafres. Vous ne manquerez de visiter la Maison du Volcan avant d’entreprendre la dernière étape du Grand Sud. Au Pas de Bellecombe se déploie le spectacle de l’enclos. La Plaine de Sables est un vaste espace recouvert d’un sable brun de lave qui fut craché par les pitons que vous observez autour de vous. Vous atteignez cette merveille singulière de la nature réunionnaise à l’oratoire Sainte-Thérèse. Vous la contemplez du haut du rempart des Basaltes, puis vous pouvez la traverser en passant au pied du Piton Haüy. C’est certain : vous ne résisterez pas au désir d’aller contemple
L’économie de la Réunion se développe de plus en plus, mais les aléas climatiques viennent parfois perturber ces développements, comme le cyclone dina en 2002 Les chiffres Clés : Superficie : 2 512 Kilomètre carré
Habitants : 706 300 au recensement de 99 (croissance annuelle +1.7%)
Pyramide des âges :50% de la population à moins de 30 ans Tissu urbain : 8 villes de plus de 30.000 habitants
La Réunion bénéficie d’un tissu urbain développé avec 8 villes de plus de 30.000 habitants : Saint-Denis, le chef-lieu (131.557 habitants), Saint-Paul (87.712 habitants), Saint-Pierre (68.915 habitants), Le Tampon (60.323 habitants), Saint-Louis (43 500 hab.), Saint-André (43 000 Hab), Saint-Benoît (31 560 hab) Saint-Joseph (30 293 hab) (Recensement de la population de mars 1999).
Taux d’urbanisation (nombre d’habitants vivant dans une ville de plus de 2.000 habitants pour 100 habitants) : 98,2% (75% en métropole).
PIB : < 50% à la moyenne Européenne, mais en forte croissance
Enseignement : 532 écoles (maternelles, primaires) 118 établissements (76 collèges et 42 lycées+ 2 lycées agricoles :BEPA à BTSA)
Université : lettre/sciences/économie (2001 14 769 étudiants)
Géographie : Située dans l’océan Indien, à 800 km à l’est de Madagascar, l’île de La Réunion, au climat tropical, constitue, avec les îles Maurice et Rodrigues, l’archipel des Mascareignes.
Son environnement, sa forêt tropicale, ses massifs volcaniques et ses plantations de canne à sucre en font une île haute en couleurs.
Les visiteurs ne s’y trompent pas : le tourisme y est en forte expansion depuis plusieurs années. L’île possède de nombreux atouts, comme la multiplicité ethnique de sa population (son histoire est un brassage permanent de peuples), sa faune et sa flore (cocotiers, vanilliers, manguiers, mais également des plantes à parfum comme le vétyver) ou sa situation de pivot au sud-ouest de l’océan Indien.
Française depuis 1638, La Réunion devient département français en 1946.
D’une superficie totale de 2512 kilomètres carrés, l’île est bordée par 210 kilomètres de côtes, pour l’essentiel inhospitalières, si ce n’est les 25 kilomètres de plage de sable blanc corallien et 14 km de sable noir, situées à l’Ouest. Elle n’offre pratiquement pas d’abri naturel pour la navigation, hormis la baie de Saint-Paul. Elle est constituée de deux ensembles volcaniques. Dans la partie Nord-Ouest, le Piton des Neiges (3 069 mètres) domine les trois cirques de Cilaos, Salazie et Mafate qui l’enserrent. Ce dernier, où vivent 700 habitants, est inaccessible en voiture. Ils sont le résultat de l’effondrement et de l’érosion des flancs de l’ancien volcan. Au sud-est, le Piton de la Fournaise (2 631m) est un volcan actif, de type hawaïen. Il s’agit d’un volcan particulièrement actif, qui entre en éruption environ trois fois par an, ce qui constitue toujours un spectacle apprécié des Réunionnais. La Plaine des Cafres et la Plaine des Palmistes, qui se rejoignent au col de Bellevue, assurent la liaison entre les deux massifs du Piton des Neiges et du Piton de la Fournaise.
La configuration de l’île, soumis à des pluies très abondantes pendant la saison humide du climat tropical (entre 2.600 et 4.000mm dans l’Est de novembre à avril), a abouti à la formation d’innombrables “ravines” ou “rivières”, qui descendent des sommets en alternant gorges abruptes et secteurs plus calmes, encombrés de rochers et parfois agrémentés de cascades et de “bassins”. L’érosion à la Réunion est une des plus fortes constatées dans le monde, elle est irréversible et structure les paysages et le relief typique de l’île. La côte orientale de l’île, dite “côte au vent”, très arrosée, où plusieurs rivières, comme celles du Mât, des Marsouins, de l’Est, sont pérennes, contraste avec la côte occidentale, “sous le vent”, aux terres arides. La végétation de La Réunion, qui compte de nombreuses espèces endémiques, varie en fonction de l’altitude et du climat : forêt tropicale ou savane sèche, plantations de canne à sucre ou d’arbres fruitiers. Si la forêt abrite d’extraordinaires fougères arborescentes, elle est également riche en oiseaux multicolores.
Climat : Le climat de La Réunion, de type tropical, est marqué par l’influence des vents alizés.
Celui-ci change de manière importante selon les lieux et le relief. La moyenne des températures est de 20°C sur le littoral, et de 14°C dans les plaines intérieures. Il est à noter que des gelées nocturnes se produisent sur les hauteurs au dessus de 2.000 m. La saison des cyclones dure de décembre à avril.
Population : La population de La Réunion, avec 706.300 habitants (résultats du recensement de mars 1999), avec une densité de 282 habitants/km², est la plus importante de tout l’outre-mer.
Trois siècles et demi d’histoire ont transformé l’île déserte. Arrivés au fil du temps de tous les horizons, les Réunionnais ont constitué une société métissée, au sein duquel six groupes ethniques peuvent néanmoins être distingués :
La population d’origine africaine et malgache, appelée communément cafre, pour l’essentiel issue de la période esclavagiste trouve ses origines au Mozambique, en Guinée et au Sénégal. Elle est très fortement métissée avec la souche européenne et s’élève à 35% du total. La population blanche, d’origine européenne représente 25% de l’ensemble. Il convient d’y ajouter environ 5% de métropolitains (les “zoreils”) vivant sur l’île. La population d’origine indienne et de religion hindouiste, les “Malabars”, est constituée des descendants des travailleurs “engagés” arrivés, de 1848 à 1882, par dizaines de milliers de la côte orientale de l’Inde (Coromandel) et de la côte de Malabar. Elle représente 25% des habitants actuels. Les Chinois, ayant quitté sensiblement à la même époque la région de Canton, se sont dispersés dans tout l’océan Indien. Ils sont estimés aujourd’hui à 4% du total des Réunionnais. Les Indo-musulmans du Gujerat (Nord de Bombay), venus plus tardivement, à la fin du XIXème et au début du XXème siècle, ont également fait souche. Leurs descendants, les “Zarabs”, constituent environ 3% de la population. Les originaires de Mayotte et des Comores, mais aussi les descendants des engagés d’autres contrées du pourtour de l’océan indien, que l’on est allé chercher au siècle dernier, complètent cette palette humaine. La Réunion bénéficie d’un tissu urbain développé avec 8 villes de plus de 30.000 habitants : Saint-Denis, le chef-lieu (131.557 habitants), Saint-Paul (87.712 habitants), Saint-Pierre (68.915 habitants), Le Tampon (60.323 habitants), Saint-Louis (43 500 hab.), Saint-André (43 000 Hab), Saint-Benoît (31 560 hab) et Saint-Joseph (30 293 hab) (Recensement de la population de mars 1999). Taux d’urbanisation (nombre d’habitants vivant dans une ville de plus de 2.000 habitants pour 100 habitants) : 98,2% (75% en métropole).
La publication du recensement de 1999 montre que la démographie réunionnaise est en hausse de 1,72 % par an depuis 1990. La croissance est due au flux migratoire (solde négatif sur la région Nord et en développement très net sur la région sud et ouest) mais surtout à l’accroissement naturel (excédent des naissances sur les décès) : le taux de natalité atteint 20‰ (le taux de natalité s’établit autour de 13 ‰ en métropole) alors que le taux de mortalité s’établit à 5‰. Si ce rythme se maintient, la Réunion pourrait compter entre 900 000 et un million d’habitants en 2025.
Les chiffres soulignent un vieillissement certain de la population (51 400 plus de 60 ans en 1990, 70 700 en 1999). Parallèlement le nombre des moins de 20 ans a diminué pour atteindre 36 % de la population contre 40 % en 1990.
Le nombre des jeunes adultes (20 à 29 ans) est descendu depuis 1990 à 15 % de la population, alors que les 30-39 ans deviennent la tranche d’âge la plus nombreuse (17%). L’un des facteurs prépondérants du vieillissement est sans conteste l’augmentation de la longévité. L’espérance de vie atteint 70,4 ans pour les hommes et 78,6 ans pour les femmes, ce qui représente un accroissement de 10 mois depuis 1990.
Histoire : Découverte au début du XVIème siècle par les Portugais, l’île est encore inhabitée au moment de sa prise de possession au nom du roi de France en 1642.
Dénommée “Bourbon”, son histoire se confond alors avec celle de la Compagnie des Indes Orientales. Celle-ci se charge de la mettre en valeur en privilégiant une culture d’exportation, le café, et en utilisant surtout une main d’œuvre d’esclaves en provenance d’Afrique ou de Madagascar.
Passée sous administration directe de la couronne en 1767, elle est baptisée “Réunion” par la Convention en 1793. Placée sous domination anglaise de 1810 à 1815, l’île connaît ensuite un demi-siècle de prospérité grâce à l’introduction par ses occupants de la culture de la canne à sucre.
A partir de 1865, l’effondrement du cours du sucre va mettre à mal cette situation florissante. Malgré la construction d’une ligne de chemin de fer en 1882 et le creusement d’un port à la Pointe des Galets en 1886, la Réunion connaîtra une longue période de marasme et traversera deux dures épreuves. La Première guerre mondiale, qui fera près de 3 000 morts, sera suivie d’une effroyable épidémie de grippe espagnole causant entre 5 et 10 000 morts avant que ne s’amorce, dans les années 20, un redressement sensible, vite interrompu par le déclenchement de la Seconde guerre mondiale. La Réunion subira un dur blocus durant celle-ci et son ralliement à la France libre en novembre 1942 ne mettra fin que partiellement à cette épreuve. Votée à l’unanimité par l’assemblée constituante, la loi du 19 mars 1946 transforme les quatre vieilles colonies, dont la Réunion, en départements français. Toutefois, les pesanteurs administratives et l’état de délabrement de l’économie sont tels qu’il faudra attendre le début des années 60 pour qu’une véritable politique de développement soit mise en oeuvre. Elu député de la première circonscription en 1963, l’ancien Premier Ministre Michel Debré engage alors la Réunion dans un processus volontariste de développement et d’assimilation avec la métropole.
Institutions : La Réunion, département français, est placée sous l’autorité d’un préfet nommé par le Gouvernement.
L’île, devenue département français depuis la loi du 19 mars 1946, est dotée d’un conseil régional et d’un conseil général. Tous les textes nationaux y sont applicables. Seules certaines adaptations ont été prévues par la loi. La Réunion comprend 24 communes et 47 cantons. Elle est représentée par 5 députés et 3 sénateurs au Parlement et par un conseiller au Conseil Economique et Social.
La préfecture est située à Saint-Denis et 3 sous-préfectures à Saint-Pierre, Saint-Paul et Saint-Benoît. En tant que département français d’outre-mer, La Réunion fait partie de l’Union Européenne au sein de laquelle elle constitue une région ultra-périphérique ; à ce titre, elle bénéficie de “mesures spécifiques” qui adaptent le droit communautaire en tenant compte des caractéristiques et contraintes particulières de ces régions.
Les données Economiques : Si la filière canne-sucre-rhum-bagasse demeure toujours aujourd’hui une activité essentielle, les activités de diversification connaissent désormais une croissance continue. En effet, le secteur des services prend une importance croissante, près des trois quarts de la population active travaillent désormais dans le tertiaire, notamment dans les services et le commerce.
Les activités de diversification qui ont émergé ces dernières années dans le secteur agricole concernent la production légumière et fruitière, les cultures secondaires d’exportation (géranium, vanille, tabac…), la filière viande-lait.
Au plan industriel, l’essor a surtout bénéficié aux industries agroalimentaires et à la construction. Les activités dans ces secteurs bénéficient d’atouts incontestables : l’importance du marché intérieur, des soutiens publics importants dans le logement et, par le biais de programmes structurels, dans les travaux publics (routes, infrastructures…), une protection des productions locales contre la concurrence (octroi de mer). Le tourisme est en nette progression (un tourisme haut de gamme dans l’Ouest, un tourisme de découverte dans les Hauts, un tourisme populaire de clientèle locale). Enfin le secteur du haut tertiaire, notamment la vente de services au travers du développement des formations, l’ingénierie et les bureaux d’études, offre de fortes potentialités liées aux besoins de l’économie générale de la zone.
Le PIB a connu au cours des dernières décennies une très forte croissance qui s’est accentuée après 1986 du fait de la défiscalisation. Après une période plus récente, marquée par un certain ralentissement, elle reste encore importante. Le produit intérieur brut a augmenté de 39,6% en valeur. Néanmoins le PIB par habitant reste encore à un niveau deux fois inférieur à son niveau moyen européen. Conséquence de ce dynamisme, le marché de l’emploi a, au cours de la dernière décennie connu un essor important : entre 1990 et 2000, sa croissance annuelle s’est située au niveau de 2,5% se traduisant par la création de 30 000 emplois nets. Cette évolution globale s’est accompagnée aussi de transferts d’effectifs profitant aux branches les plus porteuses du tertiaire et dans une moindre mesure de l’industrie. Toutefois ces créations ne permettent pas d’absorber le flux des demandeurs d’emploi. Les concours financiers publics sont le véritable moteur de l’économie de l’Ile : les dépenses annuelles des administrations publiques atteignent environ 27 milliards de francs alors que les ressources fiscales et sociales s’élèvent à moins de 44 milliards. Le solde des opérations courantes et en capitale des administrations dans la Région représente un déficit de 16 milliards de francs. Les interventions prioritaires de l’Etat en investissements, recensés dans le contrat de plan 2000-2006, portent sur près de 4,6 milliards de francs, dont 2 milliards à la charge de l’Etat.
La Réunion est classée par l’Europe dans la catégorie des régions en retard de développement et bénéficie à ce titre d’un programme opérationnel de développement d’objectif N°1 (PDR III).
Enseignement : La scolarité est la même qu’en métropole, sauf pour le calendrier scolaire qui comporte des vacances pour l’été austral (décembre à février) et d’autres à la fin de l’année scolaire (début août à début septembre).
En 2001, l’enseignement préélémentaire et primaire regroupait 122.054 élèves répartis dans 532 écoles. L’enseignement secondaire compte 98 848 élèves répartis dans 118 établissements (76 collèges, 42 lycées). Il existe également deux lycées d’enseignement agricole qui permettent de préparer un BEPA (brevet d’enseignement professionnel agricole) d’exploitation, (spécialité : production option horticulture) et un BTA (brevet de technicien agricole) dans la même filière ainsi qu’un BTSA (brevet de technicien supérieur agricole).
En 2001, l’Université de La Réunion comptait 14 769 étudiants répartis au sein de 3 UFR ( unité de formation et de recherche) : Droit, Science Economiques et Politiques (niveau Doctorat, DESS ainsi que la préparation aux concours d’entrée à l’école nationale de la magistrature et au centre de formation professionnelle d’avocats), Sciences (niveau maîtrise ou Doctorat selon les formations). Par ailleurs il est également possible aux étudiants de suivre une préparation au concours permettant l’accès en 2ème année d’études médicales ou dentaires. Lettres et Sciences Humaines, (niveau licence, maîtrise ou Doctorat selon les formations) Enfin, un Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) a été ouvert en 1992.
Santé : L’équipement sanitaire de La Réunion est comparable à celui de la métropole. En 2001, il dispose de 18 établissements hospitaliers répartis sur l’ensemble de l’île et représentant une capacité d’accueil de 2.699 lits. Toutes les communes sont dotées d’un dispensaire comprenant une unité de protection maternelle et infantile. Aucune maladie tropicale majeure n’est signalée à La Réunion. Aucune vaccination spécifique n’est exigée.
Social : La sécurité sociale s’applique comme en métropole en matière d’assurance maladie, d’accidents du travail et d’assurance vieillesse. La couverture sociale est la même que dans un département métropolitain.
Les allocations familiales sont alignées sur le niveau métropolitain. Les prestations sociales telles que l’allocation pour jeune enfant et l’allocation parentale d’éducation ont été également alignées ou étendues dans les mêmes conditions qu’en métropole. Cependant, des mesures spécifiques subsistent : l’allocation familiale au premier enfant au-delà de 3 ans ; le complément familial de 3 à 5 ans ; la prestation spécifique de restauration scolaire. L’aide sociale (à la famille, aux personnes âgées) est active et en grande partie décentralisée. Le taux du SMIC est aligné sur celui de la métropole, ainsi que le Revenu Minimum d’Insertion (RMI). Depuis 1995, un établissement public, l’agence d’insertion, est chargée de piloter le dispositif d’insertion et de définir le programme départemental d’insertion et le programme de tâches d’utilité sociale. Environnement
La Réunion bénéficie d’un environnement exceptionnel. L’île de la Réunion bénéficie de sites d’une qualité environnementale et paysagère exceptionnelle. Comme la Guyane, elle possède une faune et une flore très riche, parfois uniques. Il existe un réseau de réserves biologiques domaniales important (7.000 ha) sur les espaces forestiers des Hauts pour lesquels un projet de parc national est actuellement à l’étude, auquel s’ajoutent sur le littoral des acquisitions importantes du conservatoire du littoral (Etang du Gol, Bois Blanc, Anse des Cascades, etc…) et la réserve naturelle de Saint-Philippe-Mare Longue (68 ha). Les projets en cours devraient conduire à terme à l’extension de cette dernière et à la création de nouvelles réserves naturelles sur l’étang du Gol, la forêt de la Rivière des Remparts, l’étang de Saint-Paul et sur les lagons et leurs récifs coralliens. La mise en place d’un parc maritime sur le secteur des lagons fait l’objet aujourd’hui d’une réflexion approfondie. Il en est de même pour le secteur des volcans pour lequel on réfléchit à la mise en place d’une protection forte, dans le cadre d’un autre projet de parc, destiné à assurer la protection et la mise en valeur des Hauts.
En matière de recherche scientifique, La Réunion bénéficie de la présence de nombreux organismes, avec, en particulier, le laboratoire volcanologique du Piton de la Fournaise, le centre météorologique de Saint-Denis (4ème centre du réseau de l’Organisation Mondiale de la Météorologie et, chargé à ce titre, d’assurer le suivi cyclonique pour l’ensemble de l’océan Indien), l’ORSTOM (notamment pour la surveillance de l’environnement par télédétection satellitaire dans le cadre du programme européen “Earthnet”), l’université de la Réunion (dans les domaines des sciences de la terre, de la biologie et de la physiologie végétales et écologie marine) et le conservatoire botanique des Mascarins.
Vie Culturelle : Apport original au sein de la diversité culturelle de la France, la culture réunionnaise constitue à elle seule une mosaïque. Riches d’apports issus d’Europe, d’Afrique, de Madagascar et d’Asie, les Réunionnais ont, en plus de trois siècles de vie commune, forgé une culture créole vivante, et qui, depuis une quinzaine d’années, s’ouvre progressivement sur le monde.
La vie culturelle est caractérisée par un grand dynamisme de l’ensemble des secteurs d’expression artistique, notamment de la musique et des arts plastiques. Des créateurs réunionnais commencent à trouver reconnaissance et audience au-delà de l’île : pour la musique : Daniel Waro, Gramoune Lélé, Ti-Fock, Ziskakan pour les arts plastiques : Gilbert Calin, Jack Beng-Thi, William Zitte pour la littérature : Boris Gamaleya (poète), Axel Gauvin (romancier), Jean-François Sam-Long (romancier). Cette créativité bénéficie du soutien financier constant de l’Etat et des collectivités locales, mais surtout d’une prise de conscience collective de la richesse et de l’originalité du patrimoine culturel dont le métissage est le fondement et dont l’enrichissement passe par l’approfondissement des échanges interculturels, en particulier au sein de la zone Océan Indien.
Les politiques culturelles : Contrairement à la métropole où les communes sont les principaux financeurs publics de la culture, à la Réunion le Département et la Région constituent les premiers opérateurs du secteur culturel (60 MF pour le Département, 70 MF pour la Région).
Une politique concertée est menée par l’Etat (20 MF) et les deux principales collectivités sur des objectifs prioritaires communs, qui sont : l’aménagement équilibré du territoire. Un effort considérable a été fait en matière d’équipements “lourds” : 4 musées, 21 bibliothèques municipales (plus quatre en cours de réalisation), 1 école des Beaux-Arts, 1 conservatoire national de Région, plusieurs salles de spectacles. Dans le cadre du XI° Plan, l’effort portera sur la réduction des déséquilibres géographiques par la délocalisation d’activités, d’équipements et de compétences et sur la décentralisation de l’offre culturelle par le soutien aux équipements municipaux. Le contrat de Plan, les contrats de ville et les conventions culturelles avec les communes visent à favoriser un transfert progressif des responsabilités en matière culturelle aux communes. la préservation de l’identité. Elle implique une protection nécessaire et concertée du patrimoine historique, ethnologique, linguistique (importance du fait créole, longtemps nié ou refoulé) et artistique de la Réunion. la restructuration économique du secteur culturel. Elle passe par la professionnalisation des acteurs culturels existants et la création d’emplois nouveaux que réclament l’aménagement plus équilibré du territoire et l’ouverture de secteurs nouveaux tels le cinéma d’animation, les chantiers patrimoniaux ou le tourisme culturel. La place de la culture dans les programmes et stratégies de développement social et de lutte contre l’exclusion, en particulier ceux qui concernent le milieu rural, les quartiers défavorisés, la population carcérale… Les multiples témoins architecturaux de l’époque coloniale, les vestiges de la Compagnie des Indes et tous les musées ouverts sur l’île font de La Réunion une halte culturelle d’un intérêt certain. Parmi ces musées, on ne manquera surtout pas le musée Léon DIERX (constitué autour de la collection impressionniste d’Ambroise VOLLARD), le musée agricole et industriel, premier “grand projet culturel” dans un département d’outre-mer, inauguré en 1990 dans une ancienne usine sucrière de Saint-Leu, ni la Maison du Volcan, au Tampon.
Enfin, le Fonds régional d’art contemporain (FRAC), à Saint-Paul et la Maison de la communication, à Saint-Denis, sont à ne pas manquer.
Dessertes aériennes et maritimes : La Réunion est reliée par air à la métropole à raison de plusieurs vols par jour.
Principales compagnies aériennes utilisant l’aéroport de Roland Garros-Gillot, à 14.000 km² de Saint-Denis : Air France, Corsair, Air Austral, depuis Juillet 2003 Air Bourbon depuis le 28 mai 2003, compagnie à capitaux privés de l’île
Par ailleurs, d’importantes liaisons maritimes par cargos sont assurées de façon régulière entre La Réunion et l’Europe, Madagascar, l’Afrique du Sud, l’Extrême-Orient et le Japon. En outre, La Réunion possède deux ports de plaisance, Saint-Gilles-les-Bains et Saint-Pierre, un projet est également planifié sur Saint Denis avec la construction d’une infrastructure de plage artificielle. Principales compagnies maritimes : Consortium, Capricorne.
Médias : La presse écrite à La Réunion se caractérise par sa vitalité et sa diversité : deux quotidiens de sensibilités politiques différentes, plusieurs hebdomadaires, des périodiques et des lettres d’information, auxquels s’ajoutent les journaux et magazines édités en métropole. Le service public de la radio télévision est assuré par RFO (Réseau France Outre-mer) société nationale de radio télévision pour l’outre-mer retransmet des programmes de France Télévision et diffuse un programme régional. Les programmes radio de RFO sont constitués d’émissions reprises de Radio France.
RFO partage le marché de la télévision avec une chaîne privée « Antenne Réunion » et, depuis fin 1998, la télévision par satellite ainsi que le câble sont accessibles assurant ainsi une offre de programmes comparable à celle de la métropole. Les programmes radio de RFO sont constitués d’émissions reprises de Radio France.
Avec ses quelque 2 512 km2 et sa population de 740 000 habitants, La Réunion constitue un petit marché relativement à d’autres pays de l’océan Indien et de l’Afrique australe. Mais ce marché dispose du meilleur pouvoir d’achat de la zone et bénéficie d’une économie diversifiée et en plein essor. En effet, la population réunionnaise est très jeune - plus de la moitié des Réunionnais ont moins de 30 ans - même si l’allongement de l’espérance de vie entraîne un vieillissement progressif de la population. Facteur de dynamisme, la jeunesse de la population stimule l’économie.
Par ailleurs, le pouvoir d’achat du consommateur réunionnais, ses modes de consommation et son niveau d’équipement sont proches du niveau européen. En effet, la quasi-totalité des ménages disposent d’un réfrigérateur. Le téléphone et la télévision sont omniprésents. Et les équipements comme le lave-linge, l’automobile ou encore le magnétoscope font désormais partie intégrante de la vie d’un ménage moyen réunionnais.
6% de croissance depuis 1995 Tirée largement par les transferts nationaux et européens à travers une politique générale de rattrapage des retards de développement, la croissance économique de l’île est forte (6% par an depuis 1995, deux fois supérieure à la croissance nationale) et sa capacité à créer des emplois est soutenue depuis dix ans avec un nouveau record en 2002 : 7 000 emplois créés pour 740 000 habitants. Du reste, le dynamisme des entreprises réunionnaises illustre la bonne santé de l’économie. En 2001, plus de 4 400 entreprises ont été créées et le taux de créations a atteint 18,4% alors qu’il s’était stabilisé à 16,5% les années précédentes (un taux largement supérieur à la moyenne nationale). Le taux de cessation d’activité continue quant à lui de décroître. Le dynamisme entrepreneurial est donc une réalité même si le poids du secteur non marchand reste considérable puisqu’en 2000, il représentait 3,3 milliards d’euros de transferts publics annuels rapporté à un PIB de 8,6 milliards d’euros en 2000 (9 milliards d’euros en 2002) et 45 000 fonctionnaires sur 180 000 actifs ayant un emploi (on comptait 200 000 actifs en 2002).
Enfin, La Réunion dispose d’une main d’œuvre jeune et disponible : 71% des demandeurs d’emplois de l’île ont moins de 40 ans et 36% moins de 30 ans. De plus, une grande majorité des demandeurs d’emploi présentent un niveau de qualification et de rentabilité (respect des horaires, productivité, peu d’absentéisme, taux de fidélité à l’entreprise supérieure à la moyenne nationale) reconnu et envié dans la zone.
Un dispositif d’allègement des charges patronales Par ailleurs, de nombreux handicaps structurels freinent le développement de la valeur ajoutée à La Réunion. L’éloignement, l’étroitesse du marché, le manque de ressources naturelles et l’isolement au sein des pays ACP (Afrique-Caraïbe-Pacifique), ajoute fortement au déficit actuel de compétitivité du secteur productif de La Réunion. Un déficit accentué par des coûts salariaux élevés. Cela dit, un dispositif d’allègement des charges patronales a été mis en place (exonération et/ou réduction de charges, prime à la création d’emploi…) afin de contrer ce handicap. Grâce à lui, l’abaissement du coût total supporté par les employeurs dans les secteurs productifs peut atteindre 8 500 euros par emploi et par an (avec une exportation de 20% des produits ou prestations). Pour faire face au défi social et démographique, La Réunion se prépare à capter une part de la croissance du commerce international de manière à créer les emplois marchands nécessaires à l’insertion des jeunes. Ce potentiel à l’export existe, comme le révèlent les chiffres des dernières années, et les acteurs locaux en ont pris la mesure, multipliant récemment les initiatives. En 2001, le solde du commerce extérieur de La Réunion enregistrait un déficit de 2,6 milliards d’euros. La valeur totale des importations atteignait 2,9 milliards d’euros, celle des exportations s’élevait à 229 millions d’euros (auxquels il faut rajouter 23 millions d’euros pour les services et 320 millions d’euros pour le tourisme).
Les trois postes les plus importations sont les produits des industries alimentaires, les produits de l’industrie automobile et les produits chimiques. Les produits des industries agricoles et alimentaires représentent 70% des produits exportés. Le sucre reste toujours le principal produit exporté (47% du total). En 2001, on observe une importante progression du montant exporté des produits énergétiques et de l’industrie automobile. Les exportations de la mer ont quant à elles connu une très forte progression en 2000, à + 68%.
« Si l’on regarde plus largement les chiffres des dernières années, on constate la progression des exportations réunionnaises, confie Paul Hibon, directeur général du CPI (Comité de pilotage de l’industrie). Alors que la balance commerciale reste largement déficitaire, les exportations hors sucre connaissent une croissance annuelle d’environ 13% depuis 1994. Le dynamisme à l’export est également une réalité dans les services (hors tourisme, les exportations de services sont estimées entre 25 et 30 millions d’euros en 2002, selon une étude du Club Export). On constate en effet un intérêt croissant des prestataires de services réunionnais pour les marchés extérieurs (architecture, formation, santé, ingénierie, services informatiques…). Enfin, les exportations de biens produits à La Réunion se développent dans des secteurs inattendus : fabrication de matériel électroménager, tôles-huisseries-portes métalliques, transmission hydraulique et pneumatiques, gaines et transport du froid, assemblage d’ordinateurs et équipements informatiques, farine de blé, prothèses, traitement de l’eau, bâches techniques, ferraille traitée, panneaux isolants pour chambres froides… » Ainsi, pour créer des emplois et la richesse dont La Réunion a besoin, répondre au marché local ne suffit pas même s’il connaît une croissance régulière de 2% par an. Il est urgent de conquérir de nouveaux marchés dans le grand océan Indien et en Europe. Pour ce faire, La Réunion doit tirer partie de ses atouts. Seule région européenne de l’hémisphère sud, dotée d’infrastructures de qualité, d’une main d’œuvre formée et de financements publics significatifs, la Réunion a les moyens de devenir un point d’appui pour l’Europe dans le grand océan Indien et un laboratoire européen en zone tropicale.
La Loi-Programme pour l’Outre-mer « Pour encourager la création de vrais emplois durables »
La toute récente loi-Programme pour l’Outremer devrait apporter une lisibilité à long terme de la stratégie de développement économique et des améliorations notables sur les conditions de compétitivité des entreprises. Elle vise en effet à promouvoir un développement économique de l’Outre-mer, fondé sur une logique d’activité et de responsabilité. Ses dispositions s’inscrivent dans le long terme (quinze ans) et s’articulent autour de trois axes : encourager la création d’emplois afin que les économies ultramarines soient en mesure d’offrir, notamment aux jeunes, des emplois durables ; favoriser la relance de l’investissement privé grâce à un dispositif de défiscalisation qui suscite véritablement l’initiative ; renforcer la continuité territoriale entre les collectivités d’outre-mer et la métropole.
Retrouvez toute l’actualité économique de l’Océan Indien dans le magazine mensuel L’ECO AUSTRAL (possibilté de s’abonner) FAX : 02 62 41 32 14, mail : laredac@ecoaustral.com
Mercredi 25 Janvier : Assemblée Générale 2025 / Alamanda
Mercredi 22 février : réunion mensuelle / TRACE #PASS / DCF-JUNIOR
Mercredi 22 Mars : réunion mensuelle /
Jeudi 10 Mars : Concours National de la Commercialisation
Mercredi 19 Avril : réunion mensuelle /
Mercredi 17 Mai : réunion mensuelle /
Jeudi 15 juin : Conférence Jean-Philippe ACKERMANN
Mercredi 21 Juin : réunion mensuelle /
Mercredi 19 Juillet : réunion mensuelle
Mercredi 23 Août : réunion mensuelle /
Mercredi 27 Septembre : réunion mensuelle /
Mercredi 25 Octobre : AG 2026 /
Mercredi 22 Novembre : réunion mensuelle / Pascal COLAS
Mercredi 13 Décembre : réunion mensuelle /

Cette année, les DCF Réunion parrainent la mise en place du 1er BTS MUC de l’île dans un lycée Professionnel. A cette occasion Vendredi 8 Octobre, 4 membres DCF ont présenté les métiers de la vente à cette 1ère promotion composée de 24 élèves.
Alain, Michel, Etienne et Cécile ont été reçus au Lycée Vue Belle pour présenter les métiers de la vente. 2H de présentations et d’échanges pour conforter les jeunes de cette section dans leur orientation.
Merci à l’équipe enseignante du Lycée qui nous a très bien reçue et aux étudiants qui ont été curieux tout au long de ces difféntes présentations.
Et bravo aux orateurs qui avaient préparé de manière très professionnelle leurs interventions.
Une initiative à reproduire.
Pour continuer sur les différentes opérations de mise en avant de la Fonction Commerciale et des DCF, merci de faire une place dans vos agendas pour participer aux différentes actions programmées. Vos réponses sont à transmettre à anita.masson@dcf-reunion.fr
Les étudiants de BTS NRC du Lycée Saint Charles, invitent les DCF à leur matinée entreprises Vendredi 24 Septembre à Saint Pierre
Les Etudiants de première et deuxième année du Lycée Saint Charles, pour trouver des terrains de stage, proposent aux DCF d’assister à leur matinée partenariat Entreprises/Etudiants.
Dates des stages BTS NRC 2ème année 25 octobre au 6 novembre 17 janvier au 5 Février 21 Mars au 2 Avril + Présence en entreprise tous les vendredis des périodes scolaires
Dates des stages BTS NRC 1ère année Du 29 octobre au 6 Novembre Du 3 Décembre au 24 Décembre Du 19 Mai au 2 Juillet + Présence en entreprise tous les vendredis des périodes scolaires
Si vous êtes intéressé par un stagiaire et pouvez vous rendre à cette matinée de présentation/recrutement, merci de prévenir : Virginie DUMAS 06 92 61 25 45 (référente 2ème année de BTS NRC) Sophie PALMADE 06 92 77 82 60 ou Sandrine PAYET 0692 67 31 56 (référentes 1ère année de BTS NRC)

Dans le cadre des actions entreprises avec l’éducation Nationale, les DCF ont été sollicités par le Lycée Sarda Garriga pour venir à la rencontre des élèves de 1ère et de Terminale pour parler de la fonction commerciale.
Rendez vous au lycée SARDA GARRIGA de Saint André Mercredi 10 de 7H20 à 12H.
Merci de confirmer votre présence : dcfreunion@orange.fr
En pièce jointe la convocation du proviseur M. MERLO

Dominique ANDRIEUX, Avocat Associé, Directeur du departement droit economique et international de la Société d’avocats Fidal sera à la Réunion la semaine du 25 Octobre.
Dominique ANDRIEUX, membre DCF de Clermont Ferrand, propose aux DCF Réunion une brève conférence, soit le lundi 25 ou Mardi 26, date à convenir rapidement , sur le thème suivant :
la médiation encadrée par la loi comme processus de résolution optimisée des litiges.

Le 2 Mai c’est avec grand plaisir que nous accueillerons le Président National des DCF pour nous parler de l’intelligence commerciale.
Vous êtes curieux, vous voulez en savoir plus, alors inscrivez-vous à la conférence.
Les DCF Réunion, se feront un plaisir de vous accueillir

2026 : les bureaux ont été renouvelés lors de notre assemblée générale 2026/2026, avec de nouveaux présidents.
DCF Région Réunion Président : Franck PARRES franck.parres@dcf-reunion.fr
DCF Association Nord Président : Xavier DELALANDE xavier.delalande@dcf-reunion.fr
DCF Association Sud Président : Stéphane JAFFRY stephane.jaffry@dcf-reunion.fr
Bon mandat à nos trois présidents élus.


Vous êtes une entreprise dynamique, vous avez des territoires à conquérir, des équipes commerciales à mettre en avant ou des produits innovants à faire connaître. Candidatez pour les Trophées de la Performance commerciale.
Cette année la Semaine Nationale de la Performance Commerciale (SNPC) fêtera ses 10 ANS. Les DCF Réunion et l’IAE de la Réunion, s’associent pour mettre en avant ce 10ème anniversaire.
Le Jeudi 8 Juin, à l’occasion d’une soirée événementielle les Trophées de la Performance commerciale seront remis aux entreprises sélectionnées.
Pour candidater sur l’un des 4 Trophées :
Les lauréats seront mis en avant au cours de la soirée, mais aussi auprès des différents médias couvrant la manifestation.

Nous avons eu la chance de croiser Bernard FLAVIEN lors de notre réunion de travail avec les DCF Junior et d’échanger quelques mots à propos de l’intelligence émotionnelle . En attendant son retour à la Réunion avec impatience




Une intervention clé en main est proposée aux établissements de BTS commerciaux par les DCF, pour leur parler du marketing réseau.
Les métiers de la fonction commerciale évoluent et de forts potentiels existent grâce au marketing de réseau et le statut de VDI (vendeur à domicile indépendant).
Cette intervention de 2H environ avec 2 intervenants est vivante et permettra aux jeunes de découvrir le fonctionnement du marketing de réseau, les modes de rémunération et le statut de VDI.
N’hésitez pas à prendre contact avec les DCF cecile.breton@dcf-reunion.fr, pour réserver une présentation au sein de vos établissements.

Les DCF Réunion, s’associent à la Direction Commerciale de la Poste Réunion, pour mettre en avant les 1ers Trophées Média Courrier.
Jusqu’au 29 Novembre, les entreprises, agences de communication pourront transmettre leur dossier de candidature (en pièce jointe) pour participer à ces trophées qui visent à mettre en avant les meilleures initiatives de marketing direct, pour développer la notoriété de l’entreprise, mettre en avant de nouvelles offres commerciales…
Les DCF Réunion en s’associant à ces trophées relaient ainsi le partenariat entre la Fédération Nationale des DCF et La Poste.
Si vous souhaitez candidater à ces trophées en pièce jointe à cet article vous trouverez tous les éléments à compléter.
Rendez vous le 17 Décembre pour connaître les lauréats dans chaque catégorie.
100 candidats, ont bravé les conditions météo pas très favorables pour plancher sur le CNC2025 avec pour parrain ADECCO.
Jeudi 21 Mars, comme maintenant depuis 3 ans, la météo nous a encore jouée des tours pour la tenue du CNC. Conditions routières très difficiles pour rejoindre le Nord et son centre d’examen à Saint Denis et sur Saint Pierre les étudiants des écarts ont également eu des difficultés à rejoindre le centre d’examen. Deux centres mis à disposition par l’Université de la Réunion. Pendant 4H, nos étudiants de 2ème année de BTS, de l’Université et de l’EGC ont répondu aux questions du cas soumis par le parrain ADECCO. L’intérim n’a maintenant plus aucun secret pour ces jeunes.
Tous les candidats sont repartis avec un stylo offert par ADECCO Réunion et leur attestation de présence.
Un regard rapide sur quelques copies, laisse d’ores et déjà présager d’un bon cru…
Rendez-vous debut Juin pour l’épreuve orale après la correction des copies par les adhérents DCF
